Communiqué du mouvement INSEME A MANCA – L’APRES
Le fascisme tue dans notre pays. C’est une réalité.
Hichem Miraoui, assassiné le 31 mai 2025 par un militant d’extrême droite
Djamel Bendjaballah, assassiné le 31 août 2024 par un militant d’extrême droite
Mîr Perwer, Abdulrahman Kizil et Emine Kara, assassinés le 23 décembre 2022 par un militant d’extrême droite
Federico Martin Aramburu, assassiné le 19 mars 2022 par deux militants d’extrême droite
Clément Méric, assassiné le 5 juin 2013 par des militants d’extrême droite
Mohamed Madsini, assassiné le 22 mai 2001 par un militant d’extrême droite
Brahim Bouarram, assassiné le 1er mai 1995 par des militants d’extrême droite
Ibrahim Ali, assassiné le 21 février 1995 par des colleurs d’affiches d’extrême droite
Philippe Bocard, assassiné le 7 mars 1986 par des militants d’extrême droite
Combien de noms de femmes et d’hommes allons-nous accepter voir allonger cette liste macabre, sachant qu’aucune de ces victimes n’a bénéficié d’une seule minute de silence par la représentation nationale.
Mais aujourd’hui à la faveur de la mort d’un jeune membre d’un groupuscule néo-nazi, tragédie qui n’aurait pas dû se produire si le ministre de l’intérieur avait pris ses responsabilité en sécurisant le lieu de la conférence, l’extrême droite essaie, par un discours mensonger, de se présenter comme une victime. Nous connaissons toutes et tous comment cette dernière fonctionne et avec quelle indulgence ses contre-vérités sont diffusées dans les médias non indépendants. Elle est dans son rôle et nous savons comment faire pour la dénoncer et la combattre.
Mais ce qui est aujourd’hui bien plus grave et inquiétant, c’est la récupération politique hystérique de ce drame, récupération portée par le gouvernement et une Droite désormais à la dérive, ainsi que par leurs relais médiatiques, dans le but d’accuser d’être violents celles et ceux qui s’opposent à la dérive autoritaire du pouvoir. Nous savons que les militants pro-climats, pour la Paix et pour la défense des exilé-e-s, les Gilets jaunes et les syndicalistes, entre beaucoup d’autres, sont déjà les victimes de ces attaques. Mais aujourd’hui, celles-ci sont désormais ouvertement dirigées contre le principal parti d’opposition, La France insoumise. Le but recherché est clair, ils veulents rendre les partis d’extrême droite présentables afin de s’allier ‘convenablement’ avec eux pour in fine maintenir le bloc bourgeois au pouvoir et assurer sa domination politique, économique et culturelle en éliminant toute opposition ou contestation.
Dès lors, toutes celles et ceux qui se réclament sincèrement des valeurs de Gauche et de la République, de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, doivent faire front commun contre la menace désormais bien identifiée. Nous ne devons pas laisser seule La France insoumise, mais aussi, ici en Corse, celles et ceux qui, comme Charlotte Cesari, portent nos couleurs et nos valeurs.
Nous devons considérer que tout acte violent, toute diffamation et toute parole de menace ou d’intimidation contre les candidat-e-s, les élu-e-s, les dirigeant-e-s et les militant-e-s est une attaque contre nous toutes et tous.
Pour autant, face aux provocations et aux violences, nous devons toutes et tous refuser de tomber dans le piège et, au contraire, opposer l’assurance tranquille et privilégier la confrontation démocratique des idées, seules attitudes capables de mobiliser le peuple et faire triompher la justice.
La gauche que nous défendons anti libérale, doit obligatoirement s’interroger sur elle-même rejeter la langue de bois et les violences verbales, effectuer les nécessaires retours critiques sur ces actions et privilégier en toute circonstances la culture de la paix et de la non-violence.
Souvenons-nous des précédents historiques ayant accompagnés l’avènement des pouvoirs totalitaires. Constatons aujourd’hui ce qui se déroule aux États-Unis. Imaginons donc sans peine demain ce que serait notre pays sous la coupe de cette même extrême droite.
Si nous ne faisons rien.
INSEME A MANCA-L’APRES 19 février 2026
