Donald J. Trump est l’une des figures politiques les plus controversées de l’histoire
récente des États-Unis. Homme d’affaires devenu président, il a profondément
dévoyé le paysage politique américain et suscité des réactions passionnées, tant
chez ses partisans que chez ses détracteurs. Il est né le cul dans le gâteau et la
cuillère d’argent dans la bouche. Son père, Fred Trump, était un promoteur
immobilier prospère. Il a repris dans les années 1970 l’entreprise familiale, qu’il
rebaptise la Trump Organization. Au fil des décennies, il a construit une image
publique fondée sur le luxe, la réussite et l’audace. Milliardaire entré en politique il a
un discours populiste, critique avec virulence l’establishment, promet le
protectionnisme économique et montre un discours ferme sur l’immigration. Il a
remporté l’élection de 2016 face à Hillary Clinton, devenant le 45ᵉ président des
États-Unis. Durant son mandat (2017–2021), il met en œuvre une politique axée sur
le slogan « America First ». Sur le plan international, il remet en question plusieurs accords multilatéraux et privilégie des relations bilatérales, tout en entretenant des rapports parfois tendus avec des alliés traditionnels des États-Unis. Son usage intensif des réseaux sociaux, son ton souvent conflictuel, ses accusations et ses fake-news alimentent un climat politique délétère. Il a fait face à deux procédures de destitution (impeachment), sans toutefois être destitué par le Sénat. La fin de son mandat est particulièrement agitée, notamment après l’élection présidentielle de 2020, qu’il conteste publiquement. On se souvient de l’assaut du Capitole par ses partisans fanatisés. Il représente une menace pour les institutions démocratiques et les normes politiques traditionnelles. Il a malheureusement été réélu, Il a repris le vieux slogan de l’autre Donald Reagan : « Make America Great Again ». Cela
s’annonçait pire qu’à son premier mandat. L’actualité l’a confirmé. Il fait le chantage
au fort relèvement des droits de douanes. Les juges suprêmes américains doivent se
prononcer dans les prochains jours sur la légalité des droits de douane qu’il impose.
S’ils étaient jugés illégaux, les USA pourraient devoir rembourser des sommes
astronomiques. On peut rêver !
Trump a enlevé le président du Vénézuéla, menace la Colombie, le Groenland, le
Mexique et Cuba. Il promet aussi de s’attaquer à l’Iran pour protéger le peuple
iranien des Mollahs. Il revendique le pétrole vénézuélien (volé aux USA, ose-t-il
dire !). Il lorgne sur les richesses minières du Groenland et gare à tous les pays qui
ont de telles richesses.
Pour Maurice Lemoine, journaliste, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique
(2006-2010), auteur du livre « Les enfants cachés du général Pinochet »,
l’impérialisme américain n’a jamais pris fin. Pour lui c’est une maffia qui a enlevé
Maduro dans le seul but de s’approprier les richesses du Venezuela, une opération
mafieuse saluée par les « collabos » . Le chef maffieux est Donald Trump qui a
proféré des menaces contre la Colombie, Cuba… Il lancé « Il va falloir faire quelque
chose au sujet du Mexique”, “Cuba est un sujet que nous aborderons tôt ou tard”,
“On va devoir recommencer dans d’autres pays. Nous pouvons y arriver. Personne ne nous en empêchera”. Il faut dire que d’aucuns, notamment en Europe, l’ont encouragé, tout en dénigrant le chavisme et Nicolas Maduro désigné comme un dictateur qui a appauvri les Vénézuéliens. Il est vrai que depuis le milieu des années 2010, bon nombre des bons indicateurs économiques enregistrés sous Chavez ont régressé. Cependant, tous les documents fiables sur le sujet, y compris les rapports de l’ONU, attribuent la responsabilité de cette situation aux sanctions sévères imposées par les États-Unis et l’Occident, dont le but était d’appauvrir les Vénézuéliens pour les pousser à la rébellion. Un rapport publié en 2021 par l’experte indépendante de l’ONU pour le Venezuela, Alena Douhan, affirme que le programme de sanctions contre le Venezuela équivaut à un “blocus économique” avec des effets dévastateurs sur les conditions de vie des Vénézuéliens moyens. Elle a ajouté que les sanctions sectorielles contre les industries pétrolière, aurifère et minière, ainsi
que le gel de tous les actifs de la Banque centrale, ont “considérablement réduit les
recettes, affectant les systèmes publics de l’électricité, du gaz, de l’eau, des
transports, de la téléphonie et de la communication, ainsi que les écoles, les
hôpitaux et d’autres institutions publiques”.
Tout le monde doit comprendre ce qui se passe au Vénézuéla. Le mauvais coup de
Trump a été bien préparé. Phase 1, on remet le prix Nobel de la paix à l’opposante,
Phase 2 on bombarde pour préparer l’arrivée de l’ultralibérale pro-Trump compatible
avec les plans de Trump pour s’emparer du pétrole vénézuélien. C’est un retour au
Chili de Pinochet et à l’Argentine de Vidella. Trump fait bombarder Caracas, puis fait
enlever Maduro et sa famille. Trump fait de Nicolas Maduro le chef du « cartel de los
soles ». Une accusation qui fait pschitt devant les juges américains. Ce serait une
invention de l’administration de Trump pour faire passer Maduro pour le chef
imaginaire d’un cartel de la drogue qui n’existe pas. Si le président (Trump) fonde ses
actions sur des accusations de trafic de drogue, c’est d’une hypocrisie totale compte
tenu de sa récente grâce accordée à l’ancien président hondurien Juan Orlando
Hernández, responsable de l’importation de plus de 400 tonnes de cocaïne aux
États-Unis. Les médias mainstream ont-ils rapporté que les accusations de trafic de
drogue sont ridicules et infondées ? Non ! Une fois encore, les propagandistes et
autres influenceurs démontrent la faillite des médias mainstream et la nécessité
impérieuse de faire entendre les voix indépendantes. Il n’aura échappé à personne
que l’affaire Maduro est devenue une affaire nationale en France, lorsque l’on
compte le nombre d’articles qui , à travers Maduro et Chavez, attaquent Jean-Luc
Mélenchon et les Insoumis. On note la lenteur de Macron à se mettre du côté des
droits internationaux, après avoir félicité Trump et fustigé Maduro.
Sur une chaîne de télé, un journaliste donnait encore son avis orienté, mais les
intervenants revenaient sur la question de savoir si Maduro est un dictateur comme
l’affirme la presse propagandiste et leur constat retenait que Maduro est un dirigeant
autoritaire dont l’élection est contestée. On lui reproche de persécuter certains
opposants mais il existe au Venezuela la pluralité des partis politiques. Cela change
de tous les commentateurs qui qualifient Maduro de dictateur sans développer cette accusation. Dans le passé, les USA nous ont habitués à des accusations
outrancières contre les dirigeants de pays avant interventions militaires. Ce sont les
mêmes commentateurs qui ne disent mot sur Netanyahou et les autres dictateurs
adoubés par les USA.
Trump, lui, est un dictateur et le démontre sur la scène internationale, mais aussi
dans la politique intérieure des Etats-Unis. Il a déployé l’armée surtout dans les états
démocrates. Il a fait de l’ICE, une milice qui chasse l’immigré comme les nazis
chassaient les Juifs.
Renee Nicole Good avait 37 ans. Elle avait un fils de 6 ans. Elle a été assassinée par
la police chargée de l’immigration ICE. Elle est une citoyenne américaine. Après les
tirs, les agents fédéraux ont empêché un médecin de lui porter secours. Non
seulement elle a été tuée sans raison autre que la folie meurtrière, mais ils veulent la
faire passer pour une terroriste. Ce tueur de l’ICE, marié à une Philippine, chasse les
immigrés et tue sans raison une Américaine qui n’avait rien fait. Un peu comme si le
chef de la SA nazie avait été marié à une Juive et Himmler à une Sénégalaise.
Comment peut-on être marié à une Philippine et appartenir à l’ICE, cette milice
raciste et violente? Avec Trump, c’est possible ! Ce dictateur fasciste encourage les
bas instincts et couvre les meurtriers. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald
Trump multiplie les initiatives pour apposer son nom sur des institutions et des
projets publics. La Tour Trump, apogée de ses opérations immobilières, ne lui
suffisait plus. Il a fait ajouter son patronyme au-dessus du nom de l’Institut des Etats-
Unis pour la paix et a revendiqué le prix Nobel de la paix. Il a fait rebaptiser le
Kenney-Center en Trump-Kennedy Center. Il projette une flotte de « beaux » bateaux
de guerre à son nom. Il veut même faire frapper une monnaie à son effigie.
Le mégalo Trump ne suit que sa « propre morale » (c’est lui qui le dit) qui n’est pas
propre mais très sale. Il n’a rien à foutre des droits internationaux (c’est encore lui qui
le dit) Pour lui, il ne faudrait pas employer le mot « morale » mais l’expression
« mauvaises mœurs ». Il incarne l’immoralité d’un dictateur aux mauvaises mœurs. Il
n’a honte de rien. Il est fier de lui dans toutes les bassesses dont il est capable. Il
couvre le génocide des Palestiniens et le meurtre d’une mère américaine.
Quand se décideront-ils à entamer une nouvelle procédure d’empeachment ? Trump
est un danger pour les Américains et pour le monde entier. Jusqu’où sa rapacité et
sa mégalomanie vont-elles être encouragées ? Il s’inscrit dans la longue liste des
coups d’Etat fomentés par les USA en Amérique latine, une vingtaine dans laquelle
on peut ajouter les 634 tentatives de la CIA pour éliminer Fidel Castro et les coups
d’État judiciaires, tels que celui dont a été victime Lula da Silva au Brésil, qui ont été
la forme la plus courante d’opérations de changement de régime soutenues par les
États-Unis au cours des 20 dernières années. Les États-Unis se comportent depuis
des décennies comme un tueur à gages mafieux mondial. Il veut soumettre des
peuples à sa rapacité et à la bonne santé financière du pétrodollar, menacé par la
monnaie chinoise. Au Venezuela, des manifestations hostiles aux USA ont montré que, si les manifestants ne sont sans doute pas tous partisans de Nicolas Maduro, ils
sont tous contre le coup de force de Trump, l’ingérence étrangère et le vol de leurs
ressources pétrolières.
Le sénateur américain Bernie Sanders a vivement critiqué, dimanche 4 janvier, l’opération menée par Donald Trump contre le Venezuela, l’accusant de violer la Constitution américaine et le droit international. Il a appelé le Congrès à adopter sans délai une résolution sur les pouvoirs de guerre afin de mettre fin à ce
qu’il qualifie « d’opération militaire illégale » et de réaffirmer les prérogatives
constitutionnelles du législatif.
La force ne fait pas le droit… Réagissant à son tour à la crise, la Présidente de
l’Assemblée générale de l’ONU, Annalena Baerbock, a déclaré que le « cadre de
référence » dans les jours à venir doit être la Charte des Nations Unies, qui n’est pas
un « document facultatif ». Elle a rappelé que l’Article 2 stipule clairement que tous
les États Membres, y compris les États-Unis, doivent s’abstenir de la « menace ou de
l’emploi de la force » contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout
autre État. « Un monde pacifique, sûr et juste pour tous n’est possible que si l’état de
droit prévaut, et non la loi du plus fort », a-t-elle averti.
Jean-Paul d’Aïtone
