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Il signore selfie

Cet article a été rédigé par Maria Maddalena Lanteri pour Inseme à Manca

Le 13 janvier 2026 le journal Le Figaro fêtait en grande pompe son 200 anniversaire. Un fameux bail. De nombreux invités triés sur le volet ont accouru et se sont montrés au cours de cette manifestation solennelle. Des artistes, des hommes d’affaire, des chefs d’entreprise comme le smicard Bernard Arnaud ou Vincent

Bolloré le défenseur d’une pensée typiquement raciste avec ses media à sa solde comme Cnews, Europe 1 et le JDD. Il y avait aussi des politiques comme Nicolas Sarkozy – avec ou sans bracelet électronique ? – Eric Zemmour flanqué de son égérie Sarah Knafo, Le président Macron, Bruno Retailleau, François Bayrou, Sébastien Lecornu, etc. Que du beau monde, Dont la sensibilité, bien entendu, penchait très à gauche. De ce monde très soucieux des conditions de vie de la majorité des Français.

Au cours de cette manifestation on a croisé un certain François Hollande. L’homme qui avait fait trembler la finance en 2012. Celle-ci en tremble encore aujourd’hui. Il y avait aussi un personnage incontournable, un certain Bernard-Henri Levy. Un homme au pouvoir exceptionnel, celui de l’ubiquité. On le voit partout et on connaît que trop son engagement politique très pro Netanyahou et sa négation du génocide à Gaza.

Donc que du beau monde !

Un fils d’étrangers qui n’aime pas les étrangers

On allait oublier la présence d’une nouvelle star de la politique, Jordan Bardella, pour ne pas le nommer. Ce jeune loup du Rassemblement national a vite gravi les échelons de son parti. De petit fils d’immigrés italiens, ayant vécu – paraît-il en banlieue parisienne – il s’est retrouvé président du parti d’extrême droite et député au parlement européen dont l’assiduité y est tout à fait remarquable. Le jeune homme porte bien. Il aime les beaux costumes et a désormais de l’entregent. N’a-t-il pas participé à la dernière assemblée générale du Medef ? Il aime bien également se prendre en photo si bien que de méchantes langues l’on surnommée il signore selfie. L’homme est ambitieux. On lui prête même de devenir calife à la place de la calife. Il lorgne sur l’Élysée ou tout au moins sur l’Hôtel Matignon.

Attention quand même et comme le dit un proverbe corse : « A forza di tirà la corda strappa ».
Autre qualité de notre homme. Il n’aime pas les étrangers, les immigrés. Il le clame haut et fort. Faut-il rappeler à ce monsieur plusieurs vérités. Il est lui-même d’origine italienne et même algérienne. Il a sans doute oublié comment on traitait les Italiens dans un passé pas si lointain. Deux exemples significatifs. Le premier. Le pogrom d’Aigues-Mortes en 1893 où cours duquel des dizaines d’ouvriers transalpins, travaillant aux Salins du Midi, ont été massacrés par une meute d’imbéciles, de racistes sous le regard bienveillant des gendarmes.

Beaucoup d’autres immigrés ont été blessés ou expulsés de France. Le deuxième. Jordan Bardella ne se souvient-il pas de ces affiches que d’aucuns collaient sur les vitrines de Le 13 janvier 2026 le journal Le Figaro fêtait en grande pompe son 200 e anniversaire. Un fameux bail. De nombreux invités triés sur le volet ont accouru et se sont montrés au cours de cette manifestation solennelle. Des artistes, des hommes d’affaire, des chefs d’entreprise comme le smicard Bernard Arnaud ou Vincent Bolloré le défenseur d’une pensée typiquement raciste avec ses media à sa solde comme Cnews, Europe 1 et le JDD. Il y avait aussi des politiques comme Nicolas Sarkozy – avec ou sans bracelet électronique ? – Eric Zemmour flanqué de son égérie Sarah Knafo, Le président Macron, Bruno Retailleau, François Bayrou,
Sébastien Lecornu, etc. Que du beau monde, Dont la sensibilité, bien entendu, penchait très à gauche. De ce monde très soucieux des conditions de vie de la majorité des Français.

Au cours de cette manifestation on a croisé un certain François Hollande. L’homme qui avait fait trembler la finance en 2012. Celle-ci en tremble encore aujourd’hui. Il y avait aussi un personnage incontournable, un certain Bernard-Henri Levy. Un homme au pouvoir exceptionnel, celui de l’ubiquité. On le voit partout et on connaît que trop son engagement politique très pro Netanyahou et sa négation du génocide à Gaza.

Donc que du beau monde !

Un fils d’étrangers qui n’aime pas les étrangers

On allait oublier la présence d’une nouvelle star de la politique, Jordan Bardella, pour
ne pas le nommer. Ce jeune loup du Rassemblement national a vite gravi les
échelons de son parti. De petit fils d’immigrés italiens, ayant vécu – paraît-il en
banlieue parisienne – il s’est retrouvé président du parti d’extrême droite et député
au parlement européen dont l’assiduité y est tout à fait remarquable. Le jeune
homme porte bien. Il aime les beaux costumes et a désormais de l’entregent. N’a-t-il
pas participé à la dernière assemblée générale du Medef ? Il aime bien également se
prendre en photo si bien que de méchantes langues l’on surnommée il signore
selfie. L’homme est ambitieux. On lui prête même de devenir calife à la place de la
calife. Il lorgne sur l’Élysée ou tout au moins sur l’Hôtel Matignon. Attention quand
même et comme le dit un proverbe corse : « A forza di tirà la corda strappa ».
Autre qualité de notre homme. Il n’aime pas les étrangers, les immigrés. Il le clame
haut et fort. Faut-il rappeler à ce monsieur plusieurs vérités. Il est lui-même d’origine
italienne et même algérienne. Il a sans doute oublié comment on traitait les Italiens
dans un passé pas si lointain. Deux exemples significatifs. Le premier. Le pogrom
d’Aigues-Mortes en 1893 où cours duquel des dizaines d’ouvriers transalpins,
travaillant aux Salins du Midi, ont été massacrés par une meute d’imbéciles, de
racistes sous le regard bienveillant des gendarmes. Beaucoup d’autres immigrés ont
été blessés ou expulsés de France. Le deuxième. Jordan Bardella ne se souvient-il
pas de ces affiches que d’aucuns collaient sur les vitrines de certains magasins ?
affiches sur lesquelles on pouvait lire : « Interdit aux chiens et aux Italiens ».

Il signore selfie oublie également l’immense contribution de ces étrangers, de ces
immigrés dans la reconstruction de la France au lendemain de la seconde guerre
mondiale qui s’est traduit par un immense désastre. Désastre occasionné par les
nazis et avec la complicité des collaborateurs pétainistes dont certains ont participé à
la création du Front national.

Enfin Jordan Bardella ne connaît-il pas le sacrifice de ces Italiens et autres immigrés
du groupe Manouchian – ces « terroristes » de l’époque – qui se sont battus pour que
la France recouvre sa liberté ?

Il est peu probable que ce piétre Rastignac lise ces lignes. Ces dernières sont
destinées à celles et ceux de conditions modestes qui s’apprêtent à voter pour le
parti de la haine, du racisme, de l’antisémitisme. La victoire du RN sonnerait le glas
pour la démocratie et la liberté. N’oublions pas l’Histoire. Et comme le disait Bertolt
Brecht : « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ».

Maria Maddalena Lantericertains magasins ?affiches sur lesquelles on pouvait lire : « Interdit aux chiens et aux Italiens ».

Il signore selfie oublie également l’immense contribution de ces étrangers, de ces
immigrés dans la reconstruction de la France au lendemain de la seconde guerre
mondiale qui s’est traduit par un immense désastre. Désastre occasionné par les
nazis et avec la complicité des collaborateurs pétainistes dont certains ont participé à
la création du Front national. Enfin Jordan Bardella ne connaît-il pas le sacrifice de ces Italiens et autres immigrés du groupe Manouchian – ces « terroristes » de l’époque – qui se sont battus pour que la France recouvre sa liberté ?

Il est peu probable que ce piétre Rastignac lise ces lignes. Ces dernières sont destinées à celles et ceux de conditions modestes qui s’apprêtent à voter pour le parti de la haine, du racisme, de l’antisémitisme. La victoire du RN sonnerait le glas pour la démocratie et la liberté. N’oublions pas l’Histoire. Et comme le disait Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ».