par Thomas Santoni
Le Parti socialiste est mort, et il était temps !
Une question qui se pose depuis des années et à laquelle le Parti socialiste, par ses actions, a largement répondu au cours du temps.
Que ce soit des anciens relents puants du Parti socialiste comme Manuel Valls, aux vieux éléphants comme François Hollande, ou encore à tous ces vendus de droite qui se prétendent de gauche comme Jérôme Guedj, Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve, Karim Bouamrane et Olivier Faure, ils sont nombreux à ruer dans les brancards pour se présenter ou se dire prêts à se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Non content de s’être fait humilier aux dernières élections présidentielles, le Parti socialiste semble vouloir remettre le couvert.
Alors qu’il y a quelques mois, Olivier Faure se disait prêt à tendre la main aux Républicains ou aux macronistes pour un gouvernement, voilà que, la honte ne les étouffant pas, ils pensent pouvoir représenter le peuple, les travailleurs et les travailleuses.
Or, la seule chose qui semble s’annoncer, c’est que le Parti socialiste risque d’établir un record : celui d’avoir plus de candidats qu’il n’aura de votants.
Qui ne se souvient pas du tournant de la rigueur de François Mitterrand, des privatisations de Lionel Jospin, et pire encore, du mandat de François Hollande ?
Il est bien loin le Parti socialiste de Jean Jaurès, celui qui voulait rallumer tous les soleils, celui qui parlait du capitalisme comme de la guerre, de cette nuée d’orage qui détruisait tout sur son passage.
Il est bien loin celui de Léon Blum, où l’on créait les congés payés et les 40 heures.
Personnellement, l’une de mes premières manifestations, si ce n’est la première, fut en 2016 contre la loi El Khomri.
J’avais alors 17 ans et voilà que moi, jeune très à gauche, me retrouvais à devoir manifester contre un gouvernement soi-disant de gauche, bien qu’il ne trompait personne, qui méthodiquement était en train de détruire le code du travail comme aucun capitaliste ne l’aurait mieux fait s’il avait voulu.
Aujourd’hui, la réponse est claire, bien qu’on la connaisse depuis des années.
Le Parti socialiste n’a rien de socialiste : c’est un parti de social-traîtres, de gens qui se complaisent entre eux et qui aujourd’hui parlent beaucoup plus à la droite qu’ils ne parlent au peuple.
Un parti qui s’accoquine avec le capitalisme, qui n’est fait que de compromissions, qui ne porte aucun espoir, aucun combat, et qui ne représente plus rien.
Je le dis : le Parti socialiste est mort, et il était temps !
Il est temps qu’une bonne fois pour toutes, tout le monde à gauche le comprenne
Le Parti socialiste n’est pas capable de parler d’égalité, il n’est pas capable non plus de parler de justice sociale, ni même capable de dire le mot « génocide » lorsqu’on parle de Gaza.
Il n’est plus capable de rien.
Il se meurt dans une lente agonie en essayant de se raccrocher au peu de pouvoir qui lui reste, comme un chien à son os.
Il est temps que le Parti socialiste cesse.
Il est temps qu’une bonne fois pour toutes, tout le monde à gauche comprenne qu’on ne peut plus les inclure dans nos luttes, qu’on ne peut plus compter sur eux, et qu’il est temps que la lutte s’organise avec de vraies valeurs de gauche, avec un vrai esprit anticapitaliste, antimpérialiste, un vrai esprit de changement et de lutte.
Dans un monde où de nombreux pays, comme la France, préfèrent davantage donner de l’argent pour fabriquer des missiles et des armes qui tueront les enfants de demain plutôt que d’investir dans leur éducation ou dans leur santé ; dans un monde où le changement climatique est en train de détruire les écosystèmes et de condamner de plus en plus rapidement l’humanité à sa fin ; dans un monde où l’on laisse un génocide se passer en direct à la télévision sans rien faire, où le droit du plus fort prime sur celui des autres, où à chaque instant les institutions et les lois internationales sont bafouées ; dans un monde où quelques milliardaires se partagent les richesses alors que des millions de personnes meurent de faim ; là où l’extrême droite progresse et où le fascisme est aux portes du pouvoir dans plusieurs pays, quand il n’y est pas déjà installé, comme aux États-Unis ou en Israël.
Nous n’avons pas le temps pour discuter avec les traîtres et les compromis, avec ceux qui, sous prétexte d’être modérés, ne font en réalité que freiner et détruire la lutte.
Mao disait : « La révolution n’est pas un dîner de gala », et sans être un admirateur de Mao, il me semble pourtant clair que la lutte, quand elle doit se faire, doit se faire avec des idées claires, des idées de rupture.
Car c’est bien là, à mon sens, l’une des valeurs les plus importantes : la rupture. La rupture avec le système capitaliste, avec la violence impérialiste, avec les inégalités.
Et c’est pourquoi cette rupture ne peut avoir lieu avec des partis comme le Parti socialiste, qui n’a plus de raison d’exister, si ce n’est pour être une épine dans le pied de nos luttes et de nos combats.
Thomas Santoni.
