Constatant l’état déplorable de certains bâtiments éducatifs, dont les infrastructures ne permettent pas un accueil digne des élèves et des personnels, constatant le fait que les gouvernements successifs, en introduisant des réformes contre-productives, en fermant toujours plus de classes, en réduisant les moyens financiers permettant le recrutement de personnels enseignants, d’éducation et administratifs et en diminuant les dotations aux collectivités locales en charge des infrastructures scolaires, sont les premiers responsables d’une situation qui empêche les jeunes d’étudier et les personnels d’enseigner et de travailler dans de bonnes conditions, Inseme à Manca – L’APRES apporte son plein soutien aux mobilisations des jeunes et des personnels de l’Éducation nationale visant à demander une réelle prise en charge globale de l’éducation avec les moyens financiers et humains qui s’imposent et avec les formations adaptées, tout en écoutant d’abord les principaux concernés.
Inseme à Manca – L’APRES, dénonce aussi le refus du gouvernement de reconnaître la légitimité du mouvement social, ainsi que l’attitude des préfets qui ont choisi de réprimer celui-ci, attitude irresponsable qui a conduit à la commission par la police de nombreux actes de violence délibérée à l’égard de personnels et d’adolescents. Il s’agit notamment de l’utilisation systématique des gaz lacrymogènes, mais aussi de plusieurs cas documentés de tirs directs de LBD ou de flash-ball. Ces violences physiques et psychologiques ont ainsi entraîné de nombreux blessés, dont certains grièvement, chez les jeunes et les personnels qui les soutiennent et les protègent.
Insistant sur le droit fondamental de ces jeunes et des personnels de l’Éducation nationale à exprimer leur voix par des manifestations, des grèves et autres moyens légitimes qui ne devraient en aucun cas être réprimés, mais protégés, notamment contre les éléments extérieurs, Inseme à Manca – L’APRES apporte son soutien à la mobilisation sociale en cours et appelle le gouvernement à engager, sans attendre, des négociations avec les organisations représentatives des lycéens et des personnels de l’Éducation nationale, à libérer les lycéen-ne-s appréhendé-e-s, à abandonner toutes les procédures relevant de la contravention et à mettre fin à la présence des forces de l’ordre devant les établissements tout en en assurant la sécurité vis-à-vis des fauteurs de trouble extérieurs.
Ajaccio, le 3 octobre 2026
Crédit photo : Site internet d’information local : Collectif châlonnais
